samedi 10 mai 2014

Coc Xa : un parcours chargé d'histoire... (1)

          A présent que s'achèvent la visite de Dong Khê et le rappel à propos des combats qui y furent livrés en mai et septembre 1950, il est temps de se rendre sur le lieu où furent anéantis les restes des colones Charton et Lepage. Cette dernière en particulier a connu dans la zone de Coc Xa un destin tragique qui a vu disparaître lors d'une percée sanglante pour rejoindre la vallée de Quang Liet, le 1er BEP et de nombreuses unités élémentaires des autres formations (Tabors, Tirailleurs marocains...).


Compte tenu de la richesse en informations disponibles à propos des combats de Coc Xa j'ai décidé de rédiger deux billets :
- le premier billet est destiné à présenter le parcours depuis Dong Khê jusqu'au débouché du sentier du goulet dans la vallée de Quang Liet afin d'aider à s'y rendre ceux qui le souhaiteraient ;
- le second billet est consacré à récapituler de façon non exhaustive quelques uns des témoignages disponibles sur les combats, illustrés de quelques photos supplémentaires, afin d'offrir une mise en perspective des affrontements.

A partir de Dong Khê, il est très facile de rejoindre la zone où se déroulèrent ces combats tragiques car le site de Coc Xa ne se trouve qu'à quelques kilomètres de la bourgade... mais encore faut il savoir où il se trouve et comment y aller...
Ainsi qu'on peut le voir sur cette vue Goggle Earth la distance séparant Dong Khê du site de Coc Xa est d'environ 6 kilomètres ce qui permet de faire l'aller-retour entre la bourgade et le goulet en une demi-journée sans problème. Par temps sec, en ne dépassant pas la zone de la Source, il faut compter environ 1h30 à 2 h de marche à l'aller et autant au retour, avec le franchissement du col au niveau des côtes 760 - 765, à 4 km de Dong Khê.

Le parcours entre Dong Khê et Coc Xa
(Photo Google Earth)

Si l'on souhaite poursuivre après "La source" et descendre jusqu'au hameau de Coc Xa dans la vallée de Quang Liet, il faut compter une demi-heure de plus à l'aller mais au moins une heure à une heure trente pour remonter... car la pente est extrêmement forte sur la seconde partie de cette descente qui s'étend sur environ 500 m ce qui exige de faire relativement attention...
Dans tous les cas, à part vouloir impérativement contempler les barrières calcaires depuis le bas ou poursuivre la vallée de Quang Liet soit vers le Sud (en direction des hameaux de Cok Ton, de Ban Ka, de Na Kao) soit vers le Nord (Quang Liet, débouché sur l'ancienne RC 4), on peut se contenter d'un moment de recueillement au niveau de "La Source" avant de rebrousser chemin par le même itinéraire.
En raison de la densité du sous bois en dessous de la source et de la pente cette seconde partie de l'itinéraire offre moins d'intérêt.
A l'attention de ceux qui souhaiteraient descendre jusqu'à la vallée et poursuivre soit en direction du Nord, soit en direction du Sud, je publierai prochainement un complément d'informations pour rejoindre le col de Loung Phaï aux environs des côtes 608 et 703 (première option) ou la RC 4 au Nord Ouest du col de Nguon Kim (deuxième option)... Ces deux parcours sont aisément franchissables dans la journée et on peut toujours se faire récupérer par un véhicule (taxi ou moto commandés avant le départ).
Antoine Baudot qui a également prolongé le parcours en poursuivant plein Sud après Cok Ton en direction de That Khê (itinéraire des survivants) pourra utilement rédiger un billet sur ce tronçon plus difficile à parcourir en raison de la densité de la végétation mais très riche du fait de son passé...

On peut bien entendu effectuer seul et sans problème le parcours jusqu'à "la Source" si on ne s'écarte pas de l'itinéraire, mais dans un souci de sécurité on peut aussi se faire accompagner d'un guide (comme Lham) car nul n'est à la merci d'une entorse ou d'un accident (voir la rubrique conseils pratiques)... Dans tous les cas il ne faudra pas s'attendre à ce que le guide, quel qu'il soit, soit en mesure de vous fournir beaucoup d'informations d'ordre historique... Pour cela, rien ne vaudra la consultation de ce blog et la lecture des livres régulièrement recommandés !



Rappel du contexte historique :


Suite aux combats du Na Kêo et à l'échec de la tentative d'évacuation des blessés par la RC 4 sur That Khê, les différentes unités de la colonne Lepage ont été contraintes de faire mouvement à tour de rôle depuis la plaine de Na Pa en direction de l'Ouest et de la vallée de Quang Liet, par laquelle était censée passer la colonne Charton qui se repliait vers le Sud après l'évacuation de Cao Bang.
Le 3 octobre, faisant suite au mouvement du PC et du 8° RTM vers la côte 765, le 1er Tabor (Sous- lieutenant de Pirey) qui s'était initialement installé en couverture au niveau des pitons Ouest de Dong Khê rejoint à son tour la région de la côte 760.
Le 4 octobre, le groupement Lepage quitte la ligne de crète pour descendre dans les cuvettes dominant la vallée de Quang Liet où le reste des unités le rejoint le lendemain.
Les mouvements de terrain situés au sud de la côte 765 étant déjà occupés par le Viêt-minh et suite à un problème de coordination, le sous-groupement Delcros (11° Tabor et 1er BEP) qui vient de quitter la RC 4 suite à l'embuscade du 3 octobre soir, ne peut rejoindre le reste de la colonne Lepage en franchissant le col entre les côtes 765 et 760. Les unités de ce sous-groupement sont alors contraintes de redescendre vers le sud pour rechercher difficilement un passage au milieu des calcaires. Après avoir trouvé une faille dans la barrière rocheuse, le BEP et le 11° Tabor atteignent le fond de la vallée de Quang Liet. Après un violent accrochage survenu au niveau de la côte 533 marqué par l'anéantissement de la section du lieutenant Tchabrichvili, le 1er BEP remonte la vallée à la suite du 11° Tabor vers le nord, afin de refaire la jonction avec les autres unités qui attendent le passage à leur niveau de la colonne Charton. Brancardant les blessés au prix d'inimaginables difficultés, les hommes gravissent à nouveau la falaise d'une centaine de mètre par un sentier escarpé (celui que nous allons emprunter) et rejoignent le 6 octobre le reste de la colonne Lepage regroupé au niveau des cuvettes.
Dans la nuit du 6 au 7 octobre 1950, alors que la colonne Charton se présente enfin à leur hauteur sur la ligne de crête du Qui Chan, la colonne Lepage est obligé de donner un sanglant assaut pour forcer le passage sur ce même sentier dont elle a perdu le contrôle dans la journée du 6, suite à la mise en place par le Viêt-minh d'un bouchon destiné à lui interdire toute exfiltration en direction de Charton.
Après avoir forcé le passage du sentier (lieu dit "La Source") ou descendu acrobatiquement la falaise au prix de plusieurs centaines de morts, les rescapés de la colonne Lepage rejoignent les hommes de Charton sur la ligne de crête du Qui Chan. Les survivants des deux colonnes entreprennent de poursuivre vers That Khê mais les assauts et les embuscades de l'ennemi disloquent l'ensemble de la formation... Si quelques groupes épars ou individus parviennent à passer entre les mailles du filet et à rejoindre That Khê avant son évacuation, la plupart des hommes seront capturés ou devront se rendre à bout de forces dans les jours suivants...

Pour bien repositionner l'ensemble des combats dans le "cadre espace- temps" (comme on dit dans les états-majors... !) voici la carte d'ensemble diffusée à l'occasion de la commémoration du cinquantenaire des combats :

 © A.M.A.L.E.P. - Numéro spécial Revue Trait d'Union octobre 2000
(Photo article de commémoration du cinquantième anniversaire des combats de la Rc 4)




Le parcours pour rejoindre les cuvettes de Coc Xa :

Même s'il est possible de suivre une piste partant de la plaine de Na Pa, l'itinéraire le plus pratique consiste à emprunter au niveau du marché de Coc Xa la piste qui traverse l'ancien site de l'aérodrome et poursuit en direction du Sud-Ouest en passant au milieu des jardins et des rizières :

(Photo JLM)

(Photo JLM)

(Photo JLM)

(Photo JLM)

(Photo JLM)

Les premiers kilomètres
(Photo JLM)


La vue Google Earth ci-dessous permet de se faire une idée approximative du nivellement et du site des cuvettes, approximative car il s'agit d'une représentation du relief et non d'une véritable carte topographique :


Le relief du parcours
(Photo Google Earth)


Au bout d'environ 2 km la piste devient plus étroite et commence à grimper le long des contreforts des côtes 760 - 765 ; c'est cet itinéraire que nous suivons qui a été globalement emprunté à l'époque par le 1er Tabor qui venant de quitter ses positions à l'Ouest de Dong Khê faisait mouvement vers l'Ouest ; le PC Lepage et le 8° RTM pour leur part ont suivi la piste venant de la plaine de Na Pa :

(Photo JLM)

Un parcours très agréable
(Photo JLM)


Au fur et à mesure que l'on grimpe vers les côtes 760 - 765, on a une très belle vue sur la plaine au Sud-Ouest de Dong Khê :

Vue depuis les contreforts des côtes 760 - 765
(Photo JLM)


Le sentier rejoignant la piste qui vient de la plaine de Na Pa, par où sont passés le PC Lepage et le 8° RTM (Lt Jaubert), l'itinéraire devient à nouveau praticable par les 4 x 4 et les motos :

(Photo JLM)

(Photo JLM)

 Vue sur la côte 760
(Photo JLM)

Vue sur la côte 765
(Photo JLM)


En arrivant au sommet de la ligne de crête, la piste se sépare en deux : un tronçon poursuit par la ligne de crête en direction du Sud et un tronçon descend à droite vers le Sud-Ouest en direction des cuvettes.
Ce secteur de terrain était la zone sur laquelle s'étaient installées les unités du 8° RTM et du 1er Tabor pour couvrir face à l'Est et au Nord le stationnement de la colonne Lepage : le 8° RTM était autour de la côte 765 et le 1er Tabor autour de la côte 760.
Initialement, c'est à dire avant sa bascule dans les cuvettes, le PC du Lcl Lepage était probablement lui aussi installé à proximité de l'endroit où a été prise la photo ci-dessus, c'est à dire entre les deux côtes, de façon a avoir de meilleures liaisons radio :

 L'intersection de la piste en crête et de la piste vers les cuvettes
(Photo JLM)


Pour rejoindre le site des combats il faut à présent emprunter la piste de droite qui descend et qui est rendue assez glissante du fait de la latérite :

(Photo JLM)

La descente vers les cuvettes
(Photo JLM)

Au bout de quelques centaines de mètres, la piste aboutit à un hameau de quelques maisons bâties dans la cuvette supérieur, emplacement où s'était regroupée une partie des unités de Lepage, notamment les blessés :

L'arrivée au niveau des maisons de la cuvette supérieure
(Photo JLM)

La cuvette supérieure - Vue en direction du Nord 
(Photo JLM)


Une fois arrivé au niveau des maisons, si l'on veut emprunter le sentier rejoignant la vallée de Quang Liet, il faut continuer à descendre en direction du Sud-Ouest en longeant le flanc de la ligne de crête que nous venons de franchir ; on aboutit alors à un passage rocheux ombragé fermé par une barrière en bois qui sépare la cuvette supérieure de la cuvette inférieure :

Le passage rocheux et la barrière entre les cuvettes supérieure et inférieure
(Photo JLM)


En suivant le sentier qui continue à descendre dans la cuvette inférieure on gagne ensuite l'extrémité Sud de cette dernière ; il ne faut pas s'engager au-delà de la cuvette en direction du Sud mais contourner par la droite une dépression d'une dizaine de mètres de profondeur et après avoir basculé sur la lisière droite de la cuvette, poursuivre en direction des débouchés Sud-Est de celle-ci :

La cuvette inférieure - Vue en direction du Sud 
(Photo JLM)

Les débouchés Sud-Est de la cuvette inférieure 
(Photo JLM)


Le lieutenant Stien et les partisans du BEP, plutôt que de s'engager dans le sentier qui descend vers le goulet poursuivirent a priori vers le sud en passant à gauche du piton central de la photo ci-dessus puis après avoir appuyé vers l'Ouest, trouvèrent un passage acrobatique dans la barrière calcaire pour rejoindre la vallée de Quang Liet.
D'autres, dont le sous-lieutenant de Pirey appuyant en amont du sentier sur la droite trouvèrent eux aussi un passage pour descendre en s'aidant également des lianes mais ils furent très rapidement pris à partie par les Viêt-minh qui débordaient les cuvettes par le nord des barres rocheuses ou s'y engouffraient en venant du col 760 - 765 qui venait d'être abandonné...

La mise à jour de Google Earth a mis à notre disposition des photos satellites de grande qualité qui dans le cas de Coc Xa (contrairement à Na Cham) permettent de se faire une bonne idée du terrain :



Les deux cirques et la descente vers le goulet
(Photo Google Earth)


Voici la physionomie générale de la cuvette inférieure, vue de la ligne de crête Est sur laquelle étaient installés les hommes du 8° RTM :


Le sentier qui mène au goulet, celui là même que le 1er BEP dut dans un premier temps gravir, puis dans un second temps ré-ouvrir pour forcer le passage après que le Viêt-minh se soit emparé du secteur de "La Source", est celui qui part à droite du mouvement de terrain ci-dessous :

Les lisières Sud-Est de la cuvette inférieure
(Photo JLM)

L'entrée du sentier descendant vers le goulet - Vue en direction de l'Ouest
(Photo JLM)


Le mouvement de terrain que l'on aperçoit au second plan de la photo ci-dessus est probablement celui où le Viêt-minh avait installé une mitrailleuse lourde qui prenait en enfilade la piste descendant vers le goulet.
C'est dans cette zone que nous traversons que furent regroupées les unités avant l'assaut du goulet en fin de nuit du 6 au 7 octobre 1950, vers 5 heures du matin :

 L'entrée du sentier descendant vers le goulet - Vue en direction de l'Est
(Photo JLM)


A partir du moment où l'on débute la descente par le sentier conduisant à "La Source", on s'engage dans un sous-bois relativement dense avec une succession de paliers et de passages rocheux parfois fermés par des barrières en bois destinées à éviter les divagations du bétail :

La barrière de bois avant la descente sur le goulet 
(Photo JLM)

 Les éboulis rocheux
(Photo JLM)


Au bout de quelques centaines de mètres le sentier toujours globalement orienté au Sud Ouest pénètre dans une clairière d'une centaine de mètres de long que l'on traverse  pour replonger à nouveau dans un vallon étroit :

L'entrée dans la clairière intermédiaire 
(Photo JLM)


Le débouché de "La Source" étant fermement tenu par le Viêt-minh qui s'en était emparé après la montée des hommes du 1er BEP en chassant les Tirailleurs du 8° RTM qui étaient censés le garder, il semblerait que ce soit à partir ce cette clairière que les unités du 1er BEP aient essayé de contourner le bouchon ennemi.
La 2° compagnie (Cne Garrigues), le PEG (lt Faulques) et la 3° compagnie (Cne de Saint Etienne) ne parvenant pas à passer, la 1° compagnie (Cne Bouyssou) tenta alors sans succès de trouver un passage en débordant sur la droite :

La sortie de la clairière intermédiaire 
(Photo JLM)


Après cette clairière, le sentier continue à descendre dans un sous-bois relativement dense et finit par aboutir au passage dit "du goulet" qui est un corridor entre deux gros blocs de rochers :

Le goulet 
(Photo JLM)


La piste continue ensuite à descendre en faisant quelques lacets... au milieu d'une végétation parfois envahie de "mouches à feu" qui avaient laissé un souvenir cuisant à mon guide deux ans auparavant :

Les derniers lacets du sentier avant "La Source"
  (Photo JLM)


C'est enfin l'arrivée au lieu dit "La source", cette "zone de mort" où les derniers légionnaires sont venus tomber (avec notamment le Lt Faulques) et que les goumiers et Tirailleurs qui suivaient ont franchi dans la foulée en entonnant disent les témoins survivants, la "Chahada", les derniers soldats viêt-minh ayant été mis hors de combat  :

Le rocher surplombant "La source" 
(Photo JLM)

Le lieu dit "La Source)
(Photo JLM)


Après "la Source", la descente très raide se poursuit dans le sous-bois jusqu'au hameau de Coc Xa :

 La descente entre "La source" et le hameau de Coc Xa
(Photo JLM)

 Choix du bon itinéraire de descente pour Bernard et Antoine...

Une pente raide... 
(Photo JLM)

La descente du sentier du goulet vue depuis le hameau de Coc Xa
(Photo JLM)



A l'issue de ce parcours quelque peu acrobatique sur la fin, il est temps de marquer une pause avant de faire un retour sur les témoignages à propos des combats...


 La pause pour Lham et moi...
 (Photo JLM)

8 commentaires:

  1. Bravo, extraordinaire, beau travail; félicitations !
    Un nouveau site intitulé: "CAO BANG" sera bientôt en ligne par Jérôme SANTELLI d'ici la fin de l'année. Il faudra mettre vos commentaires.

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  2. Merci mais il reste encore beaucoup de travail... Pour bien faire il faudrait que je revienne encore l'année prochaine dans cette vallée maudite... Si Antoine et Bernard sont partants c'est certain qu'on y retournera pour la 4° voire la 5° fois...

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  3. Il faudrait venir pour l'inauguration de la chapelle prévue le 2 septembre 2015

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  4. « Ce document est un véritable documentaire -sobre -précis- illustré de photos impressionnantes , dans une nature envoutante , ou doit rôder , la nuit les « âmes errantes » de tous les blessés que nous avons abandonnés . C’était il y a 64 ans , mais j’ai réalisé , il y a peu de temps , que mes camarades abandonnés avaient été dévorés par les bêtes .
    Ce récit me permet de configurer géographiquement ce que j’ai vécu , et écrit , aux pages 98 à 101 de MOURIR POUR L’ IDOCHINE . La « section de mitrailleuses du 8e R.T.M « dont on parle est , en fait , le « groupe de mitrailleuses » cité à la page 367 du livre . A la demande de GUY LEONETTI et du Col.Jean LUCIANI ( A.N.A.P.I. ) J’ai rapporté les mêmes faits aux pages 104 & 105 de l’excellent « MEMORIAL POUR l’ INDOCHINE » ( Bernard Giovanangeli -< ministère de la défense ) »
    Amédée Thévenet

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  5. Merci monsieur Thèvenet pour vos commentaires élogieux. N'hésitez pas à compléter notre propos ou à rectifier les erreurs car du fait des nombreuses contradictions ou divergences de vues existant entre les différents récits il est très difficile de resituer les descriptions des témoins dans ce décor bouleversé et confus. Ce blog est une aide au voyage et en tant que telle peut être enrichi par tout un chacun. JLM

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  6. Bonsoir Thierry ,
    Je t’envoie cet article par la poste , pour une diffusion en pdf à qui tu voudras !
    Le texte de J.L MARTIN est très bien ! Un ton juste et sensible , pour dire ce qu’il faut !
    Mais Il n’y a pas eu beaucoup d’incinérations…le bois est vert et il en faut beaucoup , pour beaucoup de morts …les paysans ne voulaient s’approcher des cadavres ;
    La dévoration par les bêtes n’est pas un phantasme ! je l’ai vu en France même ! ( les corbeaux commencent par les yeux ! )
    …..C’est vrai aussi que la pluie fait émerger les squelettes, on l’a vu , dans les camps de S/Of et hommes de troupe ! nous n’avions pas le temps de creuser profond , et on nous faisait creuser dans les pentes rocailleuses impropres à la culture ! Tu l’a vu toi -même dans les restes des camps 2 & 3. (dont tu m’as rapporté les restes des cailloux que nous cassions ! )
    Grâce au Col. Jean-Luc MARTIN et à ses amis « je nous sens moins seuls » pour en parler ! ça fait du bien ! merci !
    Je t’embrasse !
    Tonton Amédée THEVENET

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  7. Jean Cornuault sans doute dernier survivant du 1er BEP est mort le 10 janvier sur l'Ile de Phu Cuoc. En sa compagnie nous avions remonté en 2007 le Goulet depuis la vallée de Quang Liet jusqu'à la Clairière. Cela nous permis de comprendre les inexactitudes des témoignages. Comme il le disait"nous avions autre chose à faire que consigner des repères géographiques . Une chose certaine, dans ce reportage photo, il reconnaissait le rocher contre lequel s'était adossé "Big Boy" grièvement blessé et se remémoraient tous deux les propos peu amènes de leur capitaine....qui deviendra colonel.

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  8. Bonjour,j'aimerais bien entrer en contact avec vous "Anonyme", au sujet de ces inexactitudes ; pouvez-vous me contacter sur mon adresse mail : jean-luc.martin@live.fr
    Cordialement. JLM

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